Taxer l’assurance vie : conséquences sur le long terme

Pour renflouer les caisses de l’Etat, François Baroin, actuel ministre du Budget, préconise une fiscalisation plus importante encore des assurances vies. Cependant, ce type d’épargne peut-il être comparé à un paradis fiscal ? Aujourd’hui, près d’un français sur deux en possède une, pour assurer, entre autre, leurs vieux jours. Sa popularité indique sur son utilité publique et une taxation supplémentaire n’a pas que des effets positifs sur les créances d’état. Concrètement, l’assurance vie est déjà suffisamment taxée (12% par an et 7,5% à la fin du contrat de 8 ans).

L’épargne dans son rôle fondamentale pour l’économie, permet non seulement, de financer l’investissement des entreprises, mais aussi d’éponger en partie la dette de l’Etat. L’assurance vie a un rôle sur les investissements à long terme qui favorise la pérennité des entreprises françaises.

Selon un sondage, 66% des français pensent que l’assurance vie est un moyen sûr et fiable d’épargner. Si on taxe davantage l’assurance vie, on met fortement en péril le financement de l’économie dans sa globalité, mais également les retraites, ce qui engendre le mécontentement, justifié, des français qui préconisent de taxer les actions ou les œuvres d’art plutôt que l’épargne.

Dans le contexte international, les français ont peur du lendemain. L’intérêt de tous réside sur les cycles de longévité. Une taxation supplémentaire entraînerait un manquement aux règles préétablies ; le contrat de confiance sur le long terme serait rompu, l’économie française risque l’asphyxie.

Selon Bernard Spitz, Président de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA), l’assurance vie peut être considérée comme « un îlot de stabilité dans un monde d’instabilité », il est donc justifié et justifiable que les français, dans une large majorité, ne désirent pas que l’on touche à leur épargne.

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