2011 : peau de chagrin pour les investissements d’assurance-vie en euros

L’assurance-vie investie en euros reste encore rentable cette année, mais les bénéfices sont maigres. Ce placement, encore très en vogue il y a quelques années, perd maintenant tout son intérêt si on recherche un placement sécurisé et performant. En effet, en septembre et octobre 2011, l’assurance-vie comptabilise pour ces deux mois des collectes nettes négatives. Les récentes annonces de calcul des rendements annuels confirment la perte de vitesse de l’assurance-vie laquelle enregistre une baisse régulière de la rémunération depuis plus de dix ans. Ainsi, une large partie des épargnants tournent le dos aux contrats d’assurance vie.

La conjoncture financière plombe l’assurance-vie
Trois classes d’actifs d’investissement ont lourdement diminué la performance 2011 des contrats d’assurance vie. Ainsi, les titres de dettes exprimés en obligations ont généré de très faibles coupons et les placements monétaires n’ont pas pu produire suffisamment de revenus. Enfin, les assureurs n’ont pas créé de performance par le biais du marché des actions, contraints réglementairement à les limiter et victimes de la baisse des indices boursiers dès le deuxième semestre 2011. Cette année n’est décidément pas la plus favorable pour les fonds en euros d’assurance vie.

Le repli vers un investissement immobilier
Les assureurs investissent désormais dans la location de logements et de biens commerciaux. Ainsi, ils reçoivent directement des fonds issus des loyers sans aucune dépendance avec le monde financier. Tant que les locataires pourront payer leur loyer, l’assurance vie retrouvera sa sécurité de placement.
Ce choix est précisément celui d’AXA France qui investit plus largement dans la location de biens commerciaux, notamment dans des bureaux et des boutiques plus rentables que les biens résidentiels. Aussi, pour plus de sécurité AXA France étend davantage ses investissements à l’étranger.

L’utilisation des réserves des assureurs
Plus simplement, les assureurs peuvent utiliser leur fond de réserves nommé « provision pour participation aux excédents » afin de verser aux épargnants leur garantie de rémunération.
AXA France qui a procédé ainsi en 2010, a renouvelé cette opération en 2011 « dans les mêmes proportions ».
Par contre, la compagnie d’assurance Carac, qui a pu verser à ses épargnants le montant garanti, réalise une réelle performance puisqu’elle n’a pas puisé dans ses fonds de réserves.

Cet article a été publié le Jeudi 29 décembre 2011 à 18 h 21 min et est classé dans Non classé. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.

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